Amaco Cadix

Technique mixte 

1999999

Technique mixte

Legion

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Das paar

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KRM

Geza

Geza Jäger voit le jour le 7 mars 1974 à Düsseldorf. Elle vit une enfance heureuse, entourée de ses parents et d’un frère aimants. Sa passion, c’est le dessin. A 14 ans, elle tombe gravement malade, ressort de six mois d’hôpital avec une incroyable rage de vivre. Elle retrouve le lycée, joue du piano, apprend la guitare, chante dans les rues. N’arrête jamais de dessiner. Mais elle se sent en décalage avec son environnement. Il lui faut « partir ». En 1994, on la retrouve d’abord à Bordeaux, à l’École nationale supérieure d’architecture, puis à Weimar (ex-RDA), où elle s’inscrit à l’école d’architecture ‘Bauhaus’. Ensuite, immatriculation à l’université de Hildesheim où elle suit un cursus interdisciplinaire et interculturel d’art et de sciences appliquées. Geza n’a pas encore trouvé sa voie.

S’ensuivent deux années de voyages et de stages, notamment à la Open-Eye-Gallery, Liverpool, où elle monte l’exposition ‘India 50’ de Sebastiao Salgado. Invitée par le Congrès Mondial de l’UNESCO Education Through Art, à Brisbane, Australie, elle y crée une performance qui s’articule autour de la poésie, du dessin et du chant : Work in progress in process. Prolongeant son séjour, elle découvre l’art traditionnel des Aborigènes. De retour à Hildesheim, elle publie ‘Art and Dance and Music – Aboriginal Culture Emerging from the Crust of Earth – A Culture that is Nature, a Nature that is Culture – Art as a tool’. L’essai paraît en juin 2000 dans un livre de référence, Kultur – Natur in Wort und Bild, des éditions Göttert, Diepenau.

Nouveau départ, cette fois pour Berlin où elle participe au projet de fondation de l’École du Louvre de Berlin. Dernière ligne droite avec une soutenance de thèse. Son sujet : L’Art étranger dans le contexte européen – Présentation et réception de l’art traditionnel de Nouvelle Guinée à l’exemple de la collection du Musée Ethnologique de Berlin. Et maintenant ? En 2002, elle accompagne une amie au Salon des Indépendants, à Paris. C’est là qu’elle rencontre Chérif. Elle ne le sait pas encore : bientôt ils seront KRM.

Chérif

Mohammed Chérif Zerdoumi, dit Chérif, naît le 8 mai 1958 à Tébessa (Tbessa), en Algérie. Son père fait partie des notables qui gèrent cette wilaya située entre le massif de l’Aurès et la frontière algéro-tunisienne. Sa mère est femme au foyer. Il a six frères et sœurs. Son enfance aurait pu être heureuse, mais il y a la guerre. En 1964, sa famille quitte l’Algérie pour la France, son père se voit confier un poste à la sous-préfecture de Castres, dans le Tarn.

Instable, le jeune Chérif a une scolarité en dents de scie. Il trouve refuge dans le sport, se sent confusément attiré par les arts plastiques. A 12 ans, il réalise sa première sculpture. Son carnet de notes est exécrable ; son père décide de le placer en apprentissage dans le bâtiment. En 1981, Chérif épouse Rose, fille d’émigrés espagnols. Ils ont une fille. Chérif est père trop tôt. En errance, ses idées se bousculent. Il doute. Il veut combler ses lacunes, compulse livres et revues spécialisées, reprend confiance. En 1983, il ouvre une galerie d’antiquités. C’est l’occasion de rencontres improbables, notamment avec un des plus grands marchands d’affiches de l’époque. Il lui achète 80 000 affiches des années 1978-1990. Douze tonnes de papier. Il se lie d’amitié avec Gaston-Louis Marchal, peintre, écrivain et fils spirituel du sculpteur Zatkine.

Après un voyage en Bulgarie où il visite d’innombrables ateliers d’artiste, Chérif est de nouveau en errance identitaire. Il acquiert une usine de filature désaffectée à Boissezon, près de Castres, et s’y retire pour se consacrer entièrement et pleinement à son art. Dans une profonde solitude artistique, il développe une forme d’expression brute, néo-primitive. Ses matériaux sont surtout le bois, les bidons en plastique, le goudron, la peinture, la colle. Il crée comme un forcené, se lance dans le graffiti qu’il inscrit dans ses collages et tableaux-reliefs, expose sans relâche. Nous sommes en 2002. Il est accepté au Salon des Indépendants, à Paris. C’est là qu’il rencontre Geza. Il ne le sait pas encore : bientôt ils seront KRM.

Pour en savoir plus : https://www.geza-cherif.com/

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